La loi de Pareto pour se guérir de la procrastination

La loi de Pareto pour guérir la procrastinationQU’EST CE QUE LA PROCRASTINATION? Toujours reporter à plus tard une action ou une tâche que l’on devrait faire maintenant. Serait-il possible de voir un côté positif à la procrastination? Serait-il possible de se permettre à l’occasion de procrastiner sans se culpabiliser? Est-il possible de déterminer parmi nos tâches reportées celles provenant d’une bonne procrastination, tout comme le cholestérol?

La loi de Pareto pour se guérir de la procrastination

Quelle serait la bonne proportion? Est-ce que la loi de Pareto (loi du 80/20) s’appliquerait ici?

Pour être en paix avec soi il est important de terminer les tâches que nous avons commencées et laissées en suspens. Et si on pouvait comparer la procrastination au cholestérol? Est-ce que cela pourrait vouloir dire que pour certaines de nos tâches inachevées, on pourrait être en paix avec soi et cessez de se culpabiliser?

Cela pourrait également vouloir dire qu’il soit possible de transformer notre mauvaise procrastination en bonne procrastination!

Qu’en pensez-vous? Voici ce que Kamil Hatimi nous propose.

La Procrastination c’est comme le Cholestérol !

Par: Kamil Hatimi

Comme chacun le sait, la procrastination est une forme de pathologie des temps modernes, qui consiste à toujours reporter à plus tard une tâche ou une action que l’on devrait faire le plus rapidement possible. D’où le fameux adage, qui est accepté comme une règle de succès par tous ; ne jamais reporter au lendemain ce que l’on peut faire aujourd’hui. Le bon sens en même !

En règle générale la procrastination est considérée comme une chose négative, quelque chose qui détruit celui qui s’en fait la victime. Mais essayons de voir les choses sous un autre angle. Existerait t-il, à l’instar du cholestérol, une bonne procrastination (qui finalement ne ferait pas tant de mal que ça) et une mauvaise procrastination, qui elle nous consumerait à petit feu jusqu’à nous mettre plus bas que terre ? L’intérêt d’un tel questionnement pourrait finalement être bien plus salutaire qu’il n’y paraît.

Une des nombreuses conséquences de la procrastination est de provoquer chez celui qui procrastine un fort sentiment de culpabilité. Culpabilité qui tétanise le procrastinateur et qui le conduit à procrastiner encore d’avantage, comme par effet boule de neige. Lorsque cette culpabilité devient trop insupportable pour lui, sa voie de sortie est très souvent de la rejeter en bloc en se disant par exemple : « je m’en fiche » ou encore « ne t’inquiète pas, ça finira par s’arranger » etc. Mais en fait, en se débarrassant ainsi de son sentiment de culpabilité, il ne fait que différer (encore une fois) le moment où il lui reviendra à la face avec encore plus de vigueur. Un enchaînement pour le moins mortel, lorsqu’on est en permanence en train de jouer avec le feu !

Mais qu’en est-il de ceux qui procrastinent un peu comme tout le monde, pas trop et certainement pas au point de manquer les échéances réellement importantes de la vie ? Un peu à la manière de ceux qui font toujours les choses au dernier moment, mais qui finissent toujours par trouver en eux les ressources nécessaires pour faire face et s’en sortir à bon compte, et même parfois mieux que ça encore. Disons pour simplifier les choses, ceux qui ne risquent pas quotidiennement leur peau en procrastinant, et qui gardent toujours les pieds sur terre.

A quoi sert-il à ceux-là de se mettre martel en tête et de culpabiliser plus qu’il ne faudrait lorsqu’il leur arrive de procrastiner ? Ne vaudrait-il pas mieux qu’ils en profitent pour faire des choses pas forcément urgentes mais qui peuvent apporter un plus ou un mieux à leur existence ? Ne serait-ce pas le moment pour eux d’entreprendre des tâches que la course permanente à la productivité les conduit à négliger en temps normal ?

S’organiser

Faire du rangement, optimiser son espace de travail, trier son courrier ou ses mails

(même si il existe des moyens d’éviter d’avoir à le faire) peut être une bonne manière de procrastiner. En temps normal ce n’est jamais fait, pourquoi ne pas en profiter pour mettre un peu d’ordre ?

Entretenir son réseau d’amis

Pourquoi ne pas profiter d’un moment de procrastination pour téléphoner à des personnes qui comptent et à qui on a trop peu l’occasion de parler ? Qui peut dire qu’entretenir ses relations et ses amis est inutile ?

Planifier son temps

Lorsqu’on a la « tête dans le guidon », les occasions sont trop rares de pouvoir organiser son agenda (rendez-vous à prendre, planifier des événements de sa vie personnelle). Souffler un peu et prendre le temps d’avoir une vision sur sa vie et ses projets. Prendre le temps de vouloir des choses, et de les vouloir en son for intérieur.

Prendre le temps de penser aux siens

Se recueillir un peu en soi même pour réfléchir aux relations avec sa famille et ceux que l’on aime. Réfléchir posément au moyen de résoudre les situations de conflit avec sa femme, son mari, ses enfants. Prendre le temps de réfléchir à ces événements de la vie qui nous prennent à chaud et face auxquels nous n’avons d’autre choix que de réagir sous l’effet d’impulsions aussi spontanées que maladroites.

Rencontrer des personnes qui elles aussi procrastinent (raisonnablement)

Prendre le temps de rencontrer un ou une amie, converser avec elle sur tout et n’importe quoi pourvu qu’on parle de la vie et comment vont les choses. Faire un « debriefing » croisé de sa situation personnelle.

Se mettre à jour

Pourquoi ne pas en profiter pour lire des rapports ou des documents que vous avez laissé en plan en rentrant d’un séminaire ou d’une conférence ? Lorsque l’on est étudiant cela peut être des documents qui vous ont été conseillé par un enseignant mais que vous n’avez jamais pris le temps de lire et dont vous découvrez aujourd’hui la richesse et l’intérêt.

Lire un bon bouquin

Lorsque l’on a décidé de pas se mettre au travail, un bon livre est toujours une bonne idée. Un livre enrichit, à coup sûr, et il est bien difficile d’affirmer qu’il s’agit là d’une perte de temps.

Aider ses pairs

Un collègue peut se retrouver dans la difficulté par rapport à une tâche donnée. Si l’on ne souhaite pas travailler pour soi même, pourquoi ne pas aider quelqu’un se trouvant dans le besoin ? Les relations avec cette personne s’en trouveront renforcées et elle pourra éventuellement vous aider à son tour le jour où vous en auriez besoin.

Voilà autant d’exemple d’une procrastination qui ne devrait nuire à personne, et qui au contraire devrait vous faire du bien. Oui mais, me direz vous , comment sait-on avec certitude qu’il s’agit bien là d’une bonne procrastination et pas d’une mauvaise ? Difficile à dire en effet. Tout dépend de la conscience que chacun a de ses réalités et des impératifs qui y sont attachés. On court toujours le risque de vivre dans une forme de quiétude alors que la maison brûle. Mais il est des signes qui ne trompent pas. Lorsque l’on est en mesure de profiter de ces moments là , et que l’on en ressent un réel bien être intérieur, c’est bien là le signe que l’on n’est pas dans une période de mauvaise procrastination. Mais il convient de rester extrêmement vigilant vis-à-vis de la mauvaise procrastination, car elle peut surgir sournoisement sans même que vous vous en rendiez compte, et vous faire glisser au bas d’une pente qu’il sera extrêmement difficile de remonter.

A propos de l’auteur:

Kamil Hatimi , Infopreneur, Consultant en Managment Interculturel

Administrateur du Site : http://www.MaitriseduTemps.com

Fourni par ArticlesEnLigne : Articles Gratuits et Contenu Gratuit

Commentaires de Martine:

Ce qui m’a surtout accroché dans ce texte c’est le titre. Le fait de se permettre de procrastiner à l’occasion sans se culpabiliser. Toutefois les exemples donnés par l’auteur de ce qui pourrait être fait lorsqu’on se rend compte que l’on procrastine demande un effort et du temps. Lorsque je me permet de procrastiner ce n’est pas pour le remplacer par quelque chose demandant encore plus d’effort, mais uniquement pour me permettre d’être en paix avoir moi-même et d’apprécier le moment présent plutôt que de me culpabiliser sur ce que j’aurais du être en train de faire.

Ce que je préfère encore plus c’est la possibilité de voir qu’il soit possible de transformer la mauvaise procrastination en bonne procrastination, tout comme le cholestérol.

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7 réponses à La loi de Pareto pour se guérir de la procrastination

  1. Antoine dit :

    Bonjour et merci pour cet article.

    C’est vrai que la procrastination peut avoir du bon et nous permettre de nous resynchroniser avec nous même. Car parfois, c’est bien de se laisser aller… même si on sait qu’on ne devrait pas. L’idée d’allier procrastination et loi de Pareto est intéressante 🙂

  2. […] La loi de Pareto pour se guérir de la procrastination. Est-il possible de déterminer parmi nos tâches reportées celles provenant d’une bonne procrastination, tout comme le cholestérol? Visitez le site ici. […]

  3. Coucou 🙂

    Très bon article ! J’ai également commencé à adresser la procrastination en lisant un excellent livre sur le sujet. Il s’appelle « The Now Habit : A strategic program to overcome procrastination » (http://amzn.to/fImhvW)

    En lien avec ton article, ça suggère entre autre de planifier dans son horaire les activités « fun » en premier, ces choses où l’on se permet de faire quoique ce soit de plaisant sans avoir à se sentir mal de le faire. Assez intéressant comme concept, je l’applique un peu et c’est très bien. L’idée est qu’en renversant le principe de la planification des choses importantes à faire, on se retrouve moins « frustré » par le travail car on sait que plusieurs bonnes choses nous attendent. Trop souvent, les victimes de procrastination ont la fâcheuse habitude de faire à moitié leur travail et également de FAIRE À MOITIÉ les activités qu’ils aiment. Conséquemment, ils sont coupables et ne sont jamais satisfaits…

    • Merci pour les commentaires et la référence au livre!
      J’ai lu dans la presse vendredi un article suggérant un livre traitant également de la procrastination. Je voulais me le procurer. J’ai le choix entre deux livres maintenant! Le titre du deuxième est: Procrastination, pourquoi remet-on à demain ce qu’on peut faire aujourd’hui? de Piers Steel

  4. Rima dit :

    Cette article ne nous apprend pas comment utiliser cette fameuse loi de pareto, il nous apprend à procrastiner (utile c vrai, mais à procrastiner qd meme). Je passe mon temps à m’organiser, à appliquer ce que vous dites là haut, mais enfin de compte je me sens procrastiner de plus en plus, ce qui frustrant à la fin, car j’ai l’impression ce temps perdu dans l’organisation me détourne de ce que je dois faire réellement.

  5. devis cuisine dit :

    Hey, ce billet est tout simplement intéressant. Je le met directement dans mes bookmarks.

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